L’IA, une tempête technologique aux enjeux climatiques
Métaphore ou réalité, l’intelligence artificielle s’impose comme une véritable tempête. Elle bouleverse en profondeur les usages, notamment au sein des entreprises, tout en impactant directement le changement climatique, dans un contexte de multiplication par sept des coûts économiques des catastrophes naturelles depuis les années 1970.
Face à ce constat, l’émergence d’une IA Net Zéro est une piste explorée par certains acteurs du numérique pour concilier innovation et responsabilité environnementale.
Une croissance rapide qui a un coût énergétique
Bien que l’IA soit un levier essentiel dans certaines avancées scientifiques, son inscription dans les usages quotidiens d’une part croissante d’entreprises et de particuliers a des conséquences du point de vue environnemental. Son fonctionnement s’appuie en effet sur des centres de données énergivores. Une requête à ChatGPT nécessite par exemple 10 fois plus d’énergie en moyenne qu’une simple recherche sur Google. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la consommation électrique liée au numérique devrait doubler d’ici 2030, principalement en lien avec l’utilisation croissante de l’IA générative (Energy and AI, 2025).
L’investissement mondial dans les centres de données a presque doublé depuis 2022 et a atteint 500 milliards d’euros en 2024. L’empreinte environnementale des opérateurs de centres de données s’accroît significativement chaque année, bien que leur efficacité énergétique (PUE, Power Usage Effectiveness) s’améliore. En France, les usages du numérique reposent en moyenne à 50% sur des data centers hébergés à l’étranger, dotés de mix énergétiques à l’empreinte carbone défavorable.
Vers une IA Net Zéro
Plusieurs leaders français et américains des services numériques commencent à se positionner sur des offres Net Zéro en 2030 associant trajectoires de réduction et de compensation. Pour réconcilier transformation des usages et responsabilité sociétale, l’IA de demain doit-elle être Net Zéro ?
Proposer un service d’IA Net Zéro c’est :
Tous les scénarios climatiques du GIEC à 1,5 °C ou 2 °C prévoient le recours à la captation de carbone afin d’atteindre la neutralité climatique. Les solutions fondées sur la nature comme la reforestation peuvent atténuer les émissions considérables qui se profilent à l’échelle mondiale, tout en favorisant la biodiversité.
Concevoir une IA frugale
La production de services et systèmes d’IA frugaux nécessite d’intégrer dans la gouvernance l’adaptation des processus de création et de gestion de projets. La réduction de l’empreinte environnementale s’intègre dès le départ dans les exigences du projet, et les scénarios d’usage sont mesurés à l’aune des limites planétaires. La notion de budget carbone peut être intégrée aux processus décisionnels pour cadrer l’empreinte carbone maximale allouée au projet.
En ouvrant tous les champs du possible dans l’expression du besoin, les concepteurs sont amenés à démontrer la nécessité de recourir à un système d’IA plutôt qu’une autre solution moins consommatrice pour répondre au même objectif, comme le précise le Référentiel général pour l’IA AFNOR SPEC 2314.
En phase développement, les algorithmes sont évalués et comparés en tenant compte des coûts environnementaux de développement et d’utilisation. La mobilisation d’algorithmes déjà entraînés disponibles sur des plateformes Open Source et d’indicateurs comme le volume de données utilisées pour l’entraînement limite les phases d’expérimentation les plus coûteuses en terme environnemental.
La consommation d’un programme et l’empreinte carbone associée à son exécution peuvent être estimés et optimisés (Green Algorithms). La sélection des centres de données les moins émetteurs pour l’hébergement et le traitement des données numériques permet notamment de limiter l’empreinte environnementale du service.
Face à l’essor rapide de l’IA et à ses impacts climatiques, développer une IA frugale et Net Zéro devient essentiel pour allier innovation technologique et responsabilité environnementale.
Une croissance rapide qui a un coût énergétique
Bien que l’IA soit un levier essentiel dans certaines avancées scientifiques, son inscription dans les usages quotidiens d’une part croissante d’entreprises et de particuliers a des conséquences du point de vue environnemental. Son fonctionnement s’appuie en effet sur des centres de données énergivores. Une requête à ChatGPT nécessite par exemple 10 fois plus d’énergie en moyenne qu’une simple recherche sur Google. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la consommation électrique liée au numérique devrait doubler d’ici 2030, principalement en lien avec l’utilisation croissante de l’IA générative (Energy and AI, 2025).
L’investissement mondial dans les centres de données a presque doublé depuis 2022 et a atteint 500 milliards d’euros en 2024. L’empreinte environnementale des opérateurs de centres de données s’accroît significativement chaque année, bien que leur efficacité énergétique (PUE, Power Usage Effectiveness) s’améliore. En France, les usages du numérique reposent en moyenne à 50% sur des data centers hébergés à l’étranger, dotés de mix énergétiques à l’empreinte carbone défavorable.
Vers une IA Net Zéro
Plusieurs leaders français et américains des services numériques commencent à se positionner sur des offres Net Zéro en 2030 associant trajectoires de réduction et de compensation. Pour réconcilier transformation des usages et responsabilité sociétale, l’IA de demain doit-elle être Net Zéro ?
Proposer un service d’IA Net Zéro c’est :
- Adopter des bonnes pratiques pour une IA frugale et mettre en place une réduction progressive des émissions
- Estimer puis mesurer sur le cycle de vie du système d’IA les émissions de GES, en intégrant les phases de développement et d’utilisation
- Concevoir et piloter une trajectoire Net Zéro fondée sur la compensation des émissions résiduelles scopes 1, 2 et 3
Tous les scénarios climatiques du GIEC à 1,5 °C ou 2 °C prévoient le recours à la captation de carbone afin d’atteindre la neutralité climatique. Les solutions fondées sur la nature comme la reforestation peuvent atténuer les émissions considérables qui se profilent à l’échelle mondiale, tout en favorisant la biodiversité.
Concevoir une IA frugale
La production de services et systèmes d’IA frugaux nécessite d’intégrer dans la gouvernance l’adaptation des processus de création et de gestion de projets. La réduction de l’empreinte environnementale s’intègre dès le départ dans les exigences du projet, et les scénarios d’usage sont mesurés à l’aune des limites planétaires. La notion de budget carbone peut être intégrée aux processus décisionnels pour cadrer l’empreinte carbone maximale allouée au projet.
En ouvrant tous les champs du possible dans l’expression du besoin, les concepteurs sont amenés à démontrer la nécessité de recourir à un système d’IA plutôt qu’une autre solution moins consommatrice pour répondre au même objectif, comme le précise le Référentiel général pour l’IA AFNOR SPEC 2314.
En phase développement, les algorithmes sont évalués et comparés en tenant compte des coûts environnementaux de développement et d’utilisation. La mobilisation d’algorithmes déjà entraînés disponibles sur des plateformes Open Source et d’indicateurs comme le volume de données utilisées pour l’entraînement limite les phases d’expérimentation les plus coûteuses en terme environnemental.
La consommation d’un programme et l’empreinte carbone associée à son exécution peuvent être estimés et optimisés (Green Algorithms). La sélection des centres de données les moins émetteurs pour l’hébergement et le traitement des données numériques permet notamment de limiter l’empreinte environnementale du service.
Face à l’essor rapide de l’IA et à ses impacts climatiques, développer une IA frugale et Net Zéro devient essentiel pour allier innovation technologique et responsabilité environnementale.
